In Purgatorio
"IN PURGATORIO" ha ricevuto il PREMIO DEL PUBBLICO per i lungometraggial 50 FESTIVAL DEI POPOLI, Firenze (Novembre 2009)
"IN PURGATORIO" a obtenu le PRIX DU PUBLIC pour les long métrages
au 50 FESTIVAL DEI POPOLI, Florence (Novembre 2009)
SINOSSI
Il film e ispirato al culto delle anime del purgatorio, a Napoli.
Si dice che sono morti abbandonati, senza nome. Si dice che chiamano in sogno, ma appaiono a volte in mezzo alla folla - e qualcuno che ti guarda.
Chiedono di essere riconosciute.
E allora si adotta un teschio, una delle migliaia di resti nelle cavita della citta.
Del culto, praticato fino a pochi anni fa, permangono tracce, usanze, credenze.
Tanti mi chiedevano se credevo al purgatorio, ma quel che mi ha ispirato, a venire a Napoli e iniziare il film, va aldila della credenza.
Il film non è uno sguardo su una realtà, è una ricerca, un'immersione dentro una rappresentazione del mondo, in bilico con l'inesistenza, tra sogno e veglia, ma molto reale.
Al teschio adottato e accudito viene dato un nome. In riconoscimento il morto aiuta il devoto attraverso le vicissitudini dell'esistenza. Si riconoscono, l'uno nell'altro, il morto ignoto e colui che lo ha riconosciuto.
Se si riconoscono, allora il devoto si sente lui stesso come un ignoto. L'Altro, senza nome, che erra attraverso la citta.
Quest'idea mi ispirava, perchè tocca al rapporto tra ognuno di noi e gli altri, e il mondo, e la propria esistenza. Ognuno di noi è uno degli altri, uno sconosciuto, qualcuno che "deve sapere che è esistito", come dice Franco, uno dei protagonisti del film.
Il film si immerge in questa interrogazione, diventa un'erranza, attraverso una città che non conoscevo prima.
Un'erranza fatta di luoghi - luoghi del culto, la cripta della chiesa di Purgatorio ad arco, il cimitero delle Fontanelle, dove migliaia di teschi sembrano aspettare. Sono morti delle peste del 1652, accatastati in fosse comuni.
Un'erranza attraverso i vicoli dei Tribunali, dei Quartieri Spagnoli, di Sanità, di Montesanto. Il Cimitero di Poggioreale, il Limbo dei bambini.
Un'erranza di qualcuno che magari è invisibile, non esiste.
Un'erranza fatta di volti - le foto dei morti nelle edicole votive, volti nella folla attorno alla stazione di Piazza Garibaldi, e di incontri - devoti, testimoni, che evocano il culto, altri che raccontano sogni, parlano dei morti.
Alcuni sono diventati amici. Come Sergio, che non capiva perche lo volessi in un film sul purgatorio. Lui aveva fatto un film su un borseggiatore amico suo.
E voleva farne uno su un gruppo di "ladri".
Ora questi "ladri" stavano a casa sua, come in una Corte dei miracoli, aspettando - in attesa che il film su di loro si faccia.
In attesa di sapere se sono esistiti.
(Luglio 2009)
SYNOPSIS
Le film s'inspire au culte des ames du purgatoire, à Naples.
On dit que ce sont des morts abandonnes, sans nom. On dit qu'ils appellent en reve, mais parfois apparaissent au milieu de la foule - c'est quelqu'un qui te regarde.
Ces morts demandent a etre reconnus.
Et alors on adopte un crane, un des milliers de restes humains dans les sous-sols de la ville.
De ce culte, pratique jusqu'a il y a quelques ans, restent des traces, des usages, des croyances.
Souvent on me demandait si je croyais au purgatoire, mais ce qui m’a inspiré, à venir à Naples et initier ce film, va au-delà de la croyance.
Le film n'est pas un regard sur une réalité, c'est une recherche, une immersion dans une représentation du monde, au seuil de l'inexistence, entre rêve et éveil, mais très réel.
Au crane adopté et soigné on donne un nom. En reconnaissance le mort aide le dévôt à travers les vicissitudes de l'existence. Ils se reconnaissent, l'un dans l'autre, le mort inconnu et celui qui l'a reconnu.
S'ils se reconnaissent c'est aussi que le dévôt se ressent lui-même comme un inconnu. L'Autre, sans nom, qui erre dans la ville.
Cette idée m'inspirait, car elle touche au rapport de chacun avec les autres, avec le monde, et avec sa propre existence. Chacun de nous est l'un des autres, un inconnu, quelqu'un qui "doit savoir qu'il a existé", comme dit Franco, un des protagonistes du film.
Le film est une immersion dans ce questionnement, une errance, à travers une ville que je ne connaissais pas avant. Une errance faite de lieux - lieux du culte, la crypte de l'Eglise de Purgatorio ad Arco, le cimetière des Fontanelle, une grotte dans le tuf où des milliers de cranes semblent en attente. Ce sont les morts de la peste de 1652, ensevelis alors dans des fosses comunes.
Une errance a travers les ruelles de Tribunali, des Quartieri Spagnoli, de Sanita, de Montesanto. Le cimetière de Poggioreale, une ville dans la ville, le jour des morts. Le Limbe des enfants non baptisés, ou morts-nés.
C'est une errance de quelqu'un qui est peut-etre invisible, qui n'existe pas.
Une errance faite de visages - le regard des photos des morts dans les vitrines sous les statues de Madonne, de Saints, d'Ames du Purgatoire, les visages dans la foule autour de la gare Piazza Garibaldi. Et de rencontres - dévots, témoins, qui evoquent le culte, d'autres qui raccontent des rêves, qui parlent des morts.
Certains sont devenus des amis. Comme Sergio, qui ne comprenait pas pourquoi je le voulais dans un film sur le purgatoire. Il avait fait un film sur un pickpocket, ami à lui. Il voulait en faire un sur un groupe de voleurs. Maintenant ces "voleurs" étaient chez lui, comme une véritable Cour des Miracles, en attente - en attente que le film sur eux se fasse.
En attente de savoir si'ils ont existé.
(Juillet 2009)
Interview, 03.11.2009, at Festival di Popoli, Florence



